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situations dégradées : Exposition et impacts sur les entreprises et leurs groupes

L’étude des situations dégradées (SD) subies par les 203 entreprises et groupes financiers associés sur la période 2006-2012 a permis de mettre en évidence des corrélations entres les proportions de situations dégradées et des facteurs décrivant les domaines d’activités stratégiques des entreprises, leurs contextes stratégiques sur les trois derniers exercices, leurs fondamentaux financiers et ceux de leurs groupes financiers d’appartenance. La combinaison de ces éléments contribue à l’élaboration d’un indice de sensibilité aux situations dégradées (Isd) qui permet de comparait une PME ou ETI à l’échantillon d’entreprises et groupes affectés. Cet indice dynamique définit une échelle de mesure du risque d’exposition aux SD pour une entreprise ou un groupe.

Pour passer d’un Isd entreprise à l’Isd groupe, il faut à la fois tenir compte du soutien affiché par le groupe à travers sa holding aux filiales : Appuis financiers (Comptes courants d’associés), juridiques (Lettre d’intention) et commerciaux (Chiffre d’affaires intra-groupe), mais également de l’homogénéité du groupe et de son historique.

L’impact des situations dégradées sur les entreprises

L’impact financier des SD sur les entreprises a été mesuré grâce à trois indicateurs (Variations de l’activité, de la rentabilité et de l’endettement financier net) sur les trois années suivants la réalisation de la situation dégradée.

Cet impact financier dépend non seulement des événements non souhaités (ENS) qui composent la situation dégradée mais également de la configuration de l’entreprise face aux ENS. L’analyse des entreprises et des groupes affectés a fait ressortir douze items primordiaux évalués à travers 60 points critiques. Au final, l’impact des SD dépend sur les entreprises de la nature des ENS et du score final évaluant la configuration de l’entreprise face aux risques.

Le mode de diffusion des risques stratégiques

Le modèle final mis en place décrit les interactions entres les situations dégradées, leurs risques de survenue estimés par l’Isd, la configuration des entreprises face aux ENS, les stratégies mises en place par les dirigeants face à ces situations et leurs impacts à court et moyen terme sur les entreprises en termes financiers et relationnels.

Le modèle décrit également le devenir des entreprises à moyen/long terme et l’évolution de la configuration face aux risques de l’entreprise décrite.

Des ENS aux situations dégradées (SD)

Une situation dégradée correspond à un ensemble d’évènements non souhaités (ENS) qui vont venir perturber le fonctionnement normal ou les prévisions de l’entreprise et de son groupe. Son impact sera non seulement de nature financière mais également en terme relationnel avec les principales parties prenantes de l’entreprise et du groupe.

La période 2006-2012 a été marquée par la crise financière et économique de 2008-09 qui a vu une augmentation significative du nombre de SD sur l’échantillon de groupes étudiés dans l’Ouest de la France (23% des groupes des territoires Bretagne, Pays de Loire et Normandie).

Une partie des entreprises et des groupes associés vont être impactés par une situation dégradée en seconde vague quelques années après la première.

Le devenir des entreprises et groupes financiers associés à moyen terme dépend de la nature situations dégradées vécues, de la configuration des entreprises face aux ENS et de leurs gestions par le management. En étudiant le devenir des entreprises à moyen terme, on peut différencier les entreprises mortes ou mourantes qui vont passer par des procédures collectives, des entreprises zombies sans potentiel de croissance et enfin les entreprises résilientes qui retrouvent croissance et rentabilité. Le nombre d’entreprises faisant face à des SD est sensiblement supérieur au nombre d’entreprises en procédures collectives. Leurs difficultés vont venir impacter l’écosystème de PME-ETI et leurs parties prenantes.

Le modèle de dynamique des risques stratégiques permet de mesurer les paramètres de l’ensemble des phénomènes décrits. Appliqué aux business Case, cas dégradés et portefeuille clients, il apporte de la robustesse dans les projections financières des décideurs.

DYNAMIQUE SD © 2024 by GOHEAU is licensed under CC BY-NC-ND 4.0 

A l’origine des situations dégradées : Les évènements non souhaités (ENS)

Les événements non souhaités désignent tout ce qui, au sein de l’activité de l’entreprise ou de son groupe d’appartenance, survient de manière imprévue ou non planifiée, entraînant ainsi des conséquences négatives telles que des incidents, des accidents ou des impacts financières.

Les douze familles d’ENS

Ces événements se distinguent par leur caractère unique. Ils représentent des situations problématiques difficiles à prévoir, nécessitant une adaptation en fonction des ressources disponibles. Leur rareté et leur complexité imposent cette flexibilité, d’autant plus que les contraintes, telles que le temps, la sécurité ou l’engagement financier, peuvent être particulièrement élevées.

Caractéristiques ENS

TYPES ENS © 2024 by GOHEAU is licensed under CC BY-NC-ND 4.0