Une situation dégradée correspond à un ensemble d’évènements non souhaités (ENS) qui vont venir perturber le fonctionnement normal ou les prévisions de l’entreprise et de son groupe. Son impact sera non seulement de nature financière mais également en terme relationnel avec les principales parties prenantes de l’entreprise et du groupe.

La période 2006-2012 a été marquée par la crise financière et économique de 2008-09 qui a vu une augmentation significative du nombre de SD sur l’échantillon de groupes étudiés dans l’Ouest de la France (23% des groupes des territoires Bretagne, Pays de Loire et Normandie).

Une partie des entreprises et des groupes associés vont être impactés par une situation dégradée en seconde vague quelques années après la première.

Le devenir des entreprises et groupes financiers associés à moyen terme dépend de la nature situations dégradées vécues, de la configuration des entreprises face aux ENS et de leurs gestions par le management. En étudiant le devenir des entreprises à moyen terme, on peut différencier les entreprises mortes ou mourantes qui vont passer par des procédures collectives, des entreprises zombies sans potentiel de croissance et enfin les entreprises résilientes qui retrouvent croissance et rentabilité. Le nombre d’entreprises faisant face à des SD est sensiblement supérieur au nombre d’entreprises en procédures collectives. Leurs difficultés vont venir impacter l’écosystème de PME-ETI et leurs parties prenantes.

Le modèle de dynamique des risques stratégiques permet de mesurer les paramètres de l’ensemble des phénomènes décrits. Appliqué aux business Case, cas dégradés et portefeuille clients, il apporte de la robustesse dans les projections financières des décideurs.
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